
Pour mon premier billet, je vous propose une critique de Michiko to Hatchin (attention, ce qui suit dévoile dès éléments de l’intrigue) et je ne vous le cache pas, j’ai été un peu déçu. Pourtant, ça commençait bien… Dès le générique, aucun doute, on sait d’où ça vient. En effet c’est Shinichirõ Watanabe (réalisateur de Cowboy Bebop, Samuraï Champloo) qui s’occupe des musiques, et c’est Sayo Yamamoto qui prend pour la première fois le poste de réalisateur.
Le studio Manglobe nous propose de suivre les aventures de Michiko, fraîchement évadée de prison, et Hatchin, fuyant sa famille adoptive, à la recherche d’Hiroshi, le blondinet qui sent le tournesol, père d’Hana (alias Hatchin) et ex boyfriend de Michiko. L’histoire prend place dans une amérique latine fictive, basée sur le Brésil, et en même temps réaliste (bien que réductrice). Le comportement des enfants, qui luttent par leurs propres moyens pour survivre dans ce pays pauvre est représentatif de cette volonté de créer un univers cohérent. Les décors et musiques y contribuent aussi fortement: c’est dépaysant, et rien que pour ça, il faut y jeter un oeil!

Les personnages ne sont pas en reste. On pourra noter la diversité culturelle des personnages, qui se retrouve jusque dans leur propre nom, mélange de noms à consonance japonaise et latine (Michiko Malandro, Hiroshi Morenos..). Michiko a du charisme, elle insuffle du punch à la série et en plus elle est sexy. Effrontée, elle n’hésite pas à tenir tête seule a des groupes de gangsters machos; on pourrait presque croire a un élan féministe de la part de l’auteur si Michikko n’avait pas été tatouée comme du bétail par le beau blond. Hatchin est débrouillarde, parfois plus mature que Michiko malgré son jeune age (en même temps, si elle devait compter sur Michiko…). Outre le duo, d’autres personnages importants voient leur histoire approfondie (Atsuko par exemple, flic à la poursuite de Michiko, a le droit à un épisode dédié) et c’est une bonne chose.
Au fil des épisodes, on voit la relation entre Michiko et Hatchin évoluer et une véritable complicité nait entre nos deux héroïnes. Succession d’aventures, de rencontres, dans les villes étapes de leur road trip sur les traces d’Hiroshi, la série traine en longueur; la qualité des épisode est variable, surtout au milieu de la série. Du coup j’ai visionné la série en deux fois, ce qui est rare (la dernière fois que c’est arrivé, c’était à cause de ça). Paradoxalement, certains éléments du scénario ne trouvent au final aucune explication: que signifie le tatouage L.B.D.D. ? Un simple pense bête “ça c’est à moi” pour Hiroshi?

- sérieusement Hiroshi, qui tatoue un nouveau né?
La fin est certes un peu vite expédiée (la série compte 22 épisodes, il me semblait qu’elle était prévue sur 24, ceci expliquant peut-être cela), Hiroshi n’apparaissant que quelques minutes à la toute fin. Mais au final, méritait-il plus? Pas sûr. Michiko rompt son appartenance à Hiroshi en se rendant à la police alors qu’elle a atteint son but, laissant Hatchin continuer le voyage seule pour un moment. Elle se rend compte que l’homme qu’elle idéalisait, pour lequel elle a traversé le pays, ne vaut pas le sacrifice que représente une vie de fugitive: Hiroshi est un coureur de jupons irrécupérable qui préfère fuir dès qu’il rencontre le moindre problème. Le lien qu’elle a tissé avec Hatchin au fil des 22 épisodes est le plus important, cela ne sert à rien de courir après son passé.
Mince, j’en suis arrivé à la fin et pour le moment aucune raison d’être réellement déçu! Ce qui suit est purement subjectif. En fait ce qui m’aura vraiment déçu, c’est le calquage de la structure de la série sur Samuraï Champloo, du même studio, plus que la série en elle même:
- Le samuraï qui sent le tournesol fait place à Hiroshi en tant que prétexte au road-trip, véritable fil rouge de la série. Ils ont tout les deux abandonné leur famille, les raisons du samuraï étant somme tout plus “valables”.
- La série est une succession d’épisodes tournés sur les personnages principaux seuls ou sur le duo à la recherche d’Hiroshi. Normal pour un road movie me direz vous et nécessaire au développement des personnages.
Seulement à aucun moment M&H ne se démarque de son ainé (de ce point de vue là). Venant du même studio, je m’attendais à autre chose. C’est peut être ça au final le problème: moi! Si je n’avais rien attendu de la série, je l’aurai sans doute mieux appréciée pour ses qualité, son côté dépaysant. Michiko to Hatchin reste cependant une bonne série, rafraîchissante, si on la prend pour elle même et a l’avantage a mon avis de pouvoir plaire à ceux qui ne se tournent pas d’ordinaire vers les animes.
Oka
Je suis assez d’accord avec ton analyse Oka. Quand on a vu les 2 illustres prédécesseurs de M&H, on est passablement décu. Le manque de suivi entre les épisodes ( mais peut-on vraiment s’en plaindre ? le fil conducteur avec Hiroshi etant plus un point faible que fort ) et la fin qui n’apporte aucune réponse en font une série qui se regarde bien mais laisse un gout amer !
Continue comme ca, et fais nous une serie un peu moe la prochaine fois
Apres tout, tu avais promis des trucs pour qu’on revienne. Essaie pas de faire comme Misato dans les previews des prochains épisodes ou je te ferai tenir parole ^^